un petit peu de tout, par un peu n'importe qui
notes de lecture


Mercredi 14 juin 2006

Rifkin's "The End of Work: The Decline of the Global Labor Force and the Dawn of the Post-Market Era

Je sais, ça fait une éternité...

Mais voilà de quoi vous mettre sous la dent.
Update soon.

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Jeremy Rifkin's essay "The End of Work" has now become a classic. Published originally in 1994, it is a fascinating survey of technological changes and their impact on jobs in America. Rifkin goes back to the First Industrial Revolution to argue that work-saving technologies (first steam, then the internal combustion engine, then ICTs) are transforming society to the point that labour is now redundant. He tells how the cotton-picker machine made millions of Southern black Americans jobless, and how they migration North and West is now causing the ghettoization of black people in big northern cities like New York, Chicago and Detroit, where the industry has failed to provide them with paying jobs. Since World War II, the third industrial revolution, that of ICTs, has been bringing about a world without labour, a society where work is done without jobs.

Technological unemployment, as Rifkin and other experts call the unemployment caused by the substitution of capital for work, is the result of increased productivity. One of the main points of Rifkin's essay is that Say's law, according to which supply creates its own demand, is nothing but a flawed theory, and is not applicable to real life. Indeed, and the author shows it well, the supply of an ever larger amount of goods can't lead to economic growth if there is no buying power within the population. In agriculture, for example: at the beginning of the century, the amount of food produced by a single pair of working hands could feed four people; as of 1994, it could produce enough food to feed 78 people. Increases in productivity are so important that the very few farmers that are left in the US overproduce, and that the prices of food products is kept artificially high by governments so that farmers can be paid. Rifkin writes: ``The massive displacement and dislocation of farm labor over the past century has deprived millions of people of a livable wage. There are currently more than 9 million persons living under the poverty line in depressed rural areas across the United States -- all casualties of the great strides in farm technology that have made the United States the number-one food producer in the world and made American agriculture the envy of every nation (Rifkin, 113).''

Page after page, Rifkin collects examples and statistics to create a fairly gloomy picture of the future of unskilled and semi-skilled labour in America. Re-engineering of corporations through ICTs made blue collar jobs irrelevant, and erased many jobs at the middle-management level. Indeed, Rifkin argues, those positions are made redundant by the new technologies, that allow the by-passing of many an intermediary step leading to decision-making. Technologies allow workers to make decisions based on simple monitor readings, and do not need the approval of higher management to execute a task anymore.

Furthermore, according to Rifkin, re-training programs will not be enough to put the idle back to work, since the demand for labour has shrunk dramatically, and is not going to grow back. The jobs which are currently available in industrialized countries are very high-skilled ones, for which nearly illiterate people can't be re-trained. Besides, the cause of unemployment goes beyond the mere export of jobs to less industrialized countries. In the longer run, every country will suffer the same economical fate as the United States. Unskilled and semi-skilled labourers are doomed to be jobless.

In such a context, Rifkin argues that governments should not shy away from discussions of the consequences of technological unemployment, but should actually find a solution to allow the unemployed to participate in the economy. Temporary boosts in employment brought about by wars will not suffice to keep the economy afloat.

PUBLIÉ PAR elise | le 2006-06-14 19:52:16
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Samedi 14 janvier 2006

surely you're joking, mr feynman!

J'ai fini de lire surely you're joking, mr feynman!, cadeau de Noël de Jonathan. Bien rigolo. Certaines des anecdotes qu'il raconte sont assez incroyables...

Jonathan m'avait prévenue: son attitude envers les femmes est un peu... misogyne? Je pardonne à Feynman cet écart, celui d'une autre génération.

Ce que j'ai trouvé inspirant c'est qu'il a un sens de l'humour vraiment déridant. Il sait s'amuser, avec les gens et à leur dépens, sans trop se soucier des formalités, des normes, du 'politically correct'. Par exemple, son attitude avec Bohr, ou sa frustration par rapport aux 'pompous fools' d'une conférence interdisciplinaire sont drôles. Mais je me suis posé la question: est-ce là fausse modestie de sa part? Lorsqu'il dit vouloir refuser le Prix Nobel, par exemple?
Il est difficile pour moi de m'imaginer un scientifique de sa trempe ne pas être honoré par LE Prix...

Ses commentaires sur l'éducation scientifique sont vraiment intéressant, et je les relirai. Son sens critique sur la qualité des manuels scolaires tombe juste à point. Son expérience au Brésil est inspirante.

Bref, j'ai bien aimé. J'ai bien ri. Après en avoir entendu parler pendant quelques mois, je peux enfin en parler moi aussi! Merci Jonathan!

PUBLIÉ PAR elise | le 2006-01-14 10:47:09
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Lundi 9 janvier 2006

what i meant to say

Nyla m'a prêté le livre 'What I meant to say', édité par Ian Brown. C'est une collection d'essais sur la masculinité, écrits par des Canadiens. Très inégal, certainement controversé.

L'un des articles, intitulé 'Why boys are better than girls', fut écrit par un gay dont l'argument principal est celui-ci: c'est trop difficile d'avoir du sexe avec les femmes, alors c'est mieux avec un mec. En effet, nous, femmes, serions trop difficiles à comprendre, trop exigeantes, manipulatrices et trop émotives. Vieux clichés revisités.

Un autre, 'How men choose women' par J.M. Kearns, jette le blâme des relations non commencées sur les femmes, qui ne seraient pas assez attentives aux codes masculins. Par exemple, une femme devrait comprendre qu'un homme qui ne lui parle pas est peut-être tout simplement renversé par sa beauté, sa personnalité et conséquemment trop stupide pour faire quoi que ce soit. Franchement. Comme m'a demandé mon père: 'Et la différence entre quelqu'un d'intéressé et de pas intéressé est...?' Quelle horreur.
Autre message de cet essai: les hommes ne seront pas attirés par les femmes qui menacent leur ego (professionnel, sexuel, etc.). Alors jeunes femmes, tenez-vous tranquilles.

Encore un autre, écrit par Russell Smith, que j'ai déjà rencontré grâce à Nyla, parle de la soumission. Du pouvoir de la personne soumise, de l'importance de la personnalité féminine telle qu'exprimée par l'artifice: hair, jewelry, decolletage, shoes and all. Pour lui, pas de beauté naturelle. La femme doit avoir quelque chose de spécial, qui témoigne de sa possibilité de soumission. Elle doit aussi lui témoigner une confiance absolue, comme cette certaine D., avec qui il couche depuis quelques années déjà, et qui 'sniffait' quelque chose d'orange et inconnu avant même de lui demander ce que c'était. En toute confiance. 'This is why I like her.' Quelle horreur. D'autant plus qu'on lit plus tard que la pauvre ne peut plus boire, ou prendre de drogues, des suites d'abus...

L'un des essais, toutefois, est vraiment touchant. 'Look and see', par Ian Brown, raconte sa propre évolution et son besoin d'aller dans les peel shows. Le tout est toutefois raconté avec sensibilité, de sorte que l'on voit sa déchirure, son amour pour sa femme et son fils 'difforme'. Une belle pièce, écrite de façon magnifique.

L'éloge au mariage d'Andrew Pyper n'a rien de convaincant. Il raconte comment certaines aventures (banales) vécues avec sa femme lui ont permis de voir quelque chose de plus grand dans le mariage qu'un simple rite de passage. L'éloge de David Eddie, HOT - zz- L, par contre, est vraiment beau, et parle du 'sacrifice' de la chair qu'un homme doit faire afin de préserver la complicité avec sa femme. Sa relation est extrêmement satisfaisante - même si le sexe n'est pas fréquent - parce qu'il se sent aimé malgré tous ses défauts.

De façon générale, toutefois, c'est banal, du réchauffé, des préjugés à la pelleté, anecdotique, et comme me l'a dit Nyla: ça n'aurait jamais pu être publié si ça avait été à propos des 'races'. Mais d'écorcher les femmes au passage comme ça, bof... D'en parler ne vend pas beaucoup de livres...

PUBLIÉ PAR elise | le 2006-01-09 04:37:29
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Jeudi 5 mai 2005

frantz fanon - peau noire, masques blancs

J'ai décidé de me lancer dans la lecture de Fanon... Après ce qu'on en a lu en HIS 202, et la discussion que j'ai eue avec Deo à ce sujet, voilà! J'ai emprunté le livre à la bibli ce matin. Je suis déjà à mi-chemin...

Voilà quelques passages intéressants:

- en parlant du racisme et du fait que les Noirs sont surveillés dans la société, "Mais en dehors des milieux universitaires subsiste une armée d'imbéciles: il importe non pas de les éduquer, mais d'amener le Noir à ne pas être esclave de leurs archétypes." p. 47
- "Ce travail vient clore sept ans d'expériences et d'observations; quel que soit le domaine par nous considéré, une chose nous a frappé: le nègre esclave de son infériorité, le Blanc esclave de sa supériorité, se comportent tous deux selon une ligne d'orientation névrotique." p. 68
Dans une même lignée, "L'infériorisation est le corrélatif indigène de la supériorisation européenne. Ayons le courage de le dire: c'est le raciste qui crée l'infériorisé. \ Par cette conclusion, nous rejoignons Sartre: 'Le Juif est un homme que les autres hommes tiennent pour Juif: voilà la vérité simple d'où il faut partir... C'est l'antisémite qui fait le Juif.' " - Sartre, Réflexions sur la question juive.
- Citant Louis-T. Achille, 1949: "Pour ce qui est du mariage proprement inter-racial, on peut se demander dans quelle mesure il n'est pas quelquefois pour le conjoint coloré une sorte de consécration subjective de l'extermination en lui-même et à ses propres yeux du préjugé de couleur dont il a longtemps souffert." p. 77
- "Toutes les formes d'exploitation sont identiques, car elles s'appliquent toutes à un même objet: l'homme." p. 91
- "Le Blanc, incapable de faire face à toutes les revendications [des Juifs, Arabes, Noirs], se décharge des responsabilités. Moi j'appelle ce processus: la répartition raciale de la culpabilité." Cette répartition fait que le "Français n'aime pas le Juif qui n'aime pas l'Arabe, qui n'aime pas le nègre." p. 103

PUBLIÉ PAR elise | le 2005-05-05 22:15:01
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Dimanche 2 janvier 2005

pé, encore

y buvait, y buvait, pis y semble pas qu'y s'tanait

de me rappeler, dans le film de Guillaume, Pet et Répète, The Movie, les deux mecs dans le canot sur la piscine: "M'semble que j'd'ja vu ça", tombe dans l'eau

merci, coréen

Moi: "... j'ai dit à Jonathan que j'le domperais assez vite" Elle: "euh. j'comprends pas. Ton <> est indéfini."

PUBLIÉ PAR elise | le 2005-01-02 20:27:43
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Vendredi 19 novembre 2004

Urrrrrrr........

Le préfixe "Ur" en allemand est utilisé pour indiquer le caractère originel, fondamental de quelque chose.

Par exemple: Urphänomen est le phénomène originel, de base de quelque chose. Dans le cas de Spengler et de son livre Decline of the West, le Urphänomen est la culture, d'où l'importance de Faust et de la culture faustienne de l'ouest. (Intéressant à noter: la culture faustienne aurait existé sans Faust.)

PUBLIÉ PAR elise | le 2004-11-19 18:48:47
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Samedi 13 novembre 2004

hans kellner

I have that book review to write on Hans Kellner's Language and Historical Representation - Getting the Story Crooked. I went on his website and listed down here a few of his publications that I think could be of some interest. The most crucial ones are boldened.

A large amount of the publications he made pre-1989 were "re-used" in his book. It could, in my opinion, be the reason why some parts of the book seem so random...

I cut off the article he has written on music and opera.

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"Twenty Years After: A Note on Metahistories and Their Horizons," in Storia della storiografia, 24 (1993), 109-117.

"Interview: Hayden White," (and Hans Kellner) Diacritics, 24:1 (spr. 94), 91-100.

"After the Fall: October Reflections on the Histories of Rhetoric," in Writing Histories of Rhetoric, ed. Victor Vitanza. Southern Illinois; Carbondale, 1994.

"Hayden White," in The Johns Hopkins Guide to Literary Theory and Criticism, Edited by Michael Groden and Martin Kreiswirth. Johns Hopkins University Press; Baltimore and London, 1994.

"Afterword: Reading Rhetorical Redescriptions," in Rethinking the History of Rhetoric, ed. Takis Poulakos. Westwood; Boulder, 1993. 241-256.

"Hayden White and the Kantian Discourse: Freedom, Narrative, History," in The Philosophy of Discourse, ed. C. Sills and G. Jensen, Boynton/Cook; Portsmouth, NH, 1992.

"Beautifying the Nightmare: The Aesthetics of Postmodern History," Strategies: A Journal of Theory, Culture, and Politics, (1991).

"Narrativity and History: Post-Structuralism and Since," in History and Theory, Beiheft 26. 1987, 1-29.

"Figures in the Rumpelkammer: Goethe, Faust, Spengler," in Journal of European Studies, xiii (1983), 142-167.

"The Issue in the Bulrushes: A Reply to Wallace Martin," in Diacritics, Summer, 1982. [A response to an article by Prof. Wallace Martin discussing my recent work. Martin's article, "Floating an Issue of Tropes," appeared in the spring, 1982, issue of Diacritics.]

"The Inflatable Trope as Narrative Theory: Structure or Allegory?", in Diacritics, Spring, 1981, 14-28.

"A Bedrock of Order: Hayden White's Linguistic Humanism," in History and Theory, (Beiheft) 19 (1980), 1-229.

"Disorderly Conduct: Braudel's Mediterranean Satire," in History and Theory, XVIII, 2 (1979) 197-222.

"Le Langage et la structure de l'histoire," in Bulletin II: Societe des Professeurs Francais en Amerique, (1977), 51-60.

"Guizot and the Poets," in Journal of European Studies, vii 1977), 171-188.

"Time Out: The Discontinuity of Historical Consciousness," in History and Theory, XIV, 3 (1975), 275-296.

Stephen Bann, The Clothing of Clio: A Study of the Representation of History in Nineteenth-Century Britain and France, in The Journal of Modern History (1986).

Dominick LaCapra, History and Criticism in MLN: Comparative Literature (1985).

Dominick LaCapra, Rethinking Intellectual History: Texts, Contexts, Language in American Historical Review (1984).

Ross Evans Paulson, Language, Science, and Action: Korzybski's General Semantics -- A Study in Comparative Intellectual History in American Historical Review.

PUBLIÉ PAR elise | le 2004-11-13 20:49:43
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Dimanche 7 novembre 2004

liste de lecture

Voici une liste de livres sur lesquels je dois jeter un coup d'oeil:

Freire, Wisdom of the Crowds.
Stent, G.S. 1972 (p. 51)
Shannon, C.E. Mathematical theory of communication, 1948.
Brown, N.O. Closing Time. 1973
Megill, Allan. [About Foucault as a historian] Journal for the history of ideas
Gay and Wexter. Historians at work, 1972.
Novick, Peter. That noble dream : the "objectivity question" and the American historical profession, Cambridge University Press, 1988. D13.5 .U6 N68 1988 @Robarts [suggestion of M. Murphy]
Farmer, Paul. Pathologies of power : health, human rights, and the new war on the poor, University of California, 2003. HM821 .F37 2003 @ Vic
The uses of Haiti, F1928.2 .F37 1994 @Robarts.
AIDS and accusation : Haiti and the geography of blame, RA644 .A25 F37 1992 @Gerstein, STLoan. [suggestions of M. Murphy]
Verran, Helen. Science and an African logic, DT515.45 .Y67 V47 2001X@Robarts. Aussi: pour une théorie du rôle du carnaval, voir Mikhail Bakhtin.

PUBLIÉ PAR elise | le 2004-11-07 08:45:37
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Jeudi 2 septembre 2004

changer le monde

Je tire cette petite citation du blogue de Clément:

« Ce n'est pas moins utopique de penser maintenir le monde tel qu'il est aujourd'hui que de croire qu'on peut le changer. C'est juste un peu plus fatiguant. »

Clément et moi avons discuté de politique ce matin, devant un café. Tous deux sommes convaincus de l'importance qu'ont pour les leaders politiques de demain la possibilité de rassembler les gens et de les inspirer. Et cela, ça ne se fait pas sans montrer de l'engagement pour sa cause, une croyance profonde en ses objectifs et son potentiel novateur.

J'avais parlé de changement avec Jonathan plus tôt cette semaine. Ce qui nous était apparu comme évident, c'est la sorte de rejet actuel du politique, probablement inspiré par les expériences totalitaristes du passé, mais aussi véhiculé par certains leaders négatifs dans la société. Essayer de changer les choses en dehors du politique semble voué à l'échec. Or, me l'a rappelé Clément, essayer de tout faire au niveau du politique mène aussi bien à l'impasse. Quel équilibre difficile!

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Aussi, pour ce qui est de mon projet en Haïti... Clément me dit qu'une de ses copines vient d'être nommée à l'ACDI pour le développement de projets à caractère éducatif. Je lui ai parlé de mon idée, et il semble trouver ça intéressant. Je crois que sa copine, prénommée Julie, pourrait être une ressource intéressante dans le dossier. Une nouvelle porte d'ouverte! Le monde est petit! --- Bref. Ma rencontre avec Clément a été des plus inspirantes. Elle a confirmé mon intérêt pour les questions éducatives, et je sais maintenant un peu plus où chercher pour d'autres pistes. L'une d'entre elles: Paulo Freire, un homme qui aurait écrit sur ses expériences d'éducation en Amérique Latine et qui saurait apporter de l'eau à mon moulin pour mon projet en Haïti.

À voir:

Pedagogy of the oppressed, LB880 .F73 P4313 1993 TRIN or LB880 .F7313 1970 EMM coll;

PUBLIÉ PAR elise | le 2004-09-02 16:25:16
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Vendredi 11 juin 2004

encore une fois, dans toute sa grandeur

 

Bon bon. Vous savez tous combien j'aime ce que Monsieur de Koninck ecrit. Voici donc quelques notes de lecture aditionnelles, que je tire d'une des recommendations de lecture que contient son dernier livre (malheureusement, comme je travaille sur l'ordinateur du departement de physique - et pas sur les heures de bureau, excusez-moi pardon! -, il n'y aura pas d'accents...).

Tire de Mattei, Jean-Francois. La barbarie interieure, Essai sur l'immonde moderne, PUF, 1999, 314 pages.

Comme l'avaient compris tous les fondateurs d'ecoles et tous les theoriciens, de Pythagore a Platon, et de Rabelais a Comenius ou Rousseau, l'ecole doit se fermer sur la vie biologique (elle n'est pas la famille) et sur la vie sociale (elle n'est pas la cite) ... afin de permettre a l'enfant d'acquerir le connaissance qui feront de lui un homme (p. 141).

L'argument va comme suit: si l'on ouvre l'ecole a la societe, famille et politique, alors on y fait entrer les vices comme les bons coups. Toutefois, ce que devrait etre l'ecole, c'est un "lieu par excellence de la critique sociale" (p. 142), un lieu ou le jeune apprend a aller au-dela de ce qu'il experimente de toute facon une fois hor de l'ecole.

Par la pedagogie procedurale, "la fameuse formule de Dewey learning by doing, "apprendre en faisant", a s'interpreter comme learning by living, "apprendre en vivant", mais non comme learning by thinking, "apprendre en pensant" (p. 145).

Le cercle pedagocique qui definit les procedures par les objectifs a atteindre et les objectifs par les procedures a utiliser aboutit necessairement a la constitution d'un sujet procedural prive de tout horizon de signification (p. 147).

Il en resulte que l'appreciation des objectifs pedagogiques et des resultats subjectifs des eleves se reduit ... au conformisme intellectuel et social (p. 149).

PUBLIÉ PAR elise | le 2004-06-11 17:31:45
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Vendredi 11 juin 2004

Monsieur de Koninck, dans toute sa grandeur

 

Bon bon. Vous savez tous combien j'aime ce que Monsieur de Koninck ecrit. Voici donc quelques notes de lecture aditionnelles, que je suis bien heureuse de partager (malheureusement, comme je travaille sur l'ordinateur du departement de physique - et pas sur les heures de bureau, excusez-moi pardon! -, il n'y aura pas d'accents...

 

 

PUBLIÉ PAR elise | le 2004-06-11 17:15:12
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Samedi 15 mai 2004

Marcus Aurelius Antoninus (a.k.a. sac à puce)

Shame on me!
Je viens à peine de me mettre à la lecture (assidue) du livre offert par Jonathan à mon anniversaire: Pensées de Marc-Aurèle et Manuel d'Épictète. J'avais déjà lu le second, qui m'avait été offert par Vincent Thibault. Je compte toutefois le relire, après plusieurs années. Il sera intéressant de voir quelle est ma seconde impression...

Quelques notes de lecture, donc.
Dans mon dictionnaire de philosophie et religion, on dit de "Marcus Aurelius Antoninus":
Empereur et philosophe romain, 121-180. A découvert le stoïcisme à 11 ans, par les écrits de Diognetus. Il fut désigné "César" à 18 ans, et à 19 ans il fut consul. Il se maria la même année à la fille de l'empereur actant Antoninus Pius. C'est à l'âge de 40 qu'il devint empereur, et régna avec intelligence, patience, et sérénité, malgré les différentes épreuves confrontant son peuple. Et bla et bla. ;)

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Voici un passage - tiré de l'introduction aux Pensées, par Mario Meunier - qui m'a fait penser à mon cher Jonathan, et à sa vision de la vie et de la société... Ma vision est un peu plus cynique (je dis souvent réaliste!) que la sienne, or je suis bien prête à rêver un peu avec Marc-Aurèle et Jonathan, du moins pour les quelques mots qui suivent:

Si l'exemple, en effet, que nous donna la vie de Marc-Aurèle, fait qu'on a, comme l'écrit Montesquieu, "meilleure opinion de soi-même parce qu'on a une meilleure opinion des hommes", la lecture et la méditation de ses Pensées nous restent comme un ferment d'énergie vitale, d'acceptation détachée, de conscience sereine, de dignité divine et, en un mot, comme l'introduction à la vie la plus noble et la plus généreuse que puisse mener un mortel à son poste, en vivant en compagnie des Dieux et en se consolant, en pratiquant le bien, du mal que font les hommes.

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Un autre passage, que l'on voit teinté des dures épreuves traversée par Marc-Aurèle (entre autre la perte de son père, sa mère, sa femme et quelques uns de ses enfants), et qui m'inspire vu les différentes circonstances que j'ai traversées récemment: ...celui qui redoute une action naturelle est un enfant., en parlant de la mort.

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Finalement, pour aujourd'hui: Le but de la philosophie (pratique) est de faire en sorte que le génie en chacun de nous soit au-dessus des plaisirs et des peines. Voici, in a nutshell, le stoïcisme de Marc-Aurèle.
À l'oeuvre, génie! (Mais toutefois un peu de pragmatisme... il est temps de faire mon épicerie.) Mouahahah! ;)

PUBLIÉ PAR elise | le 2004-05-15 12:54:07
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